Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Avec tous ces logos et labels écologiques affichés un peu partout, il y a de quoi s’y perdre ! Petit récapitulatif non exhaustif de ces petits dessins qui ne nous disent pas tout…
Emballages : tous ces logos qui n’indiquent pas comment trier
Point Vert
C’est le plus répandu des logos. Beaucoup de gens, et j’en faisais partie il y a peu de temps encore, pensent qu’un emballage doté de ce petit logo à deux flèches, qui nous rappelle brièvement le ying et le yang, en plus vert, signifie qu’on peut le jeter avec le tri sélectif. Erreur ! Il figure sur plus de 95% de nos emballages (source Eco-Emballages), mais cela ne signifie pas que 95% de ces emballages sont recyclables ! Le logo Point Vert veut dire que l’entreprise qui commercialise le produit acheté participe au programme français du recyclage des emballages ménagers. (Source image : Eco-Emballages)
Ruban de Möbius
Ce logo indique que le produit acheté est fabriqué à partir d’éléments recyclés ou recyclables, et ne signifie pas pour autant qu’il est lui-même recyclable. Il est parfois accompagné d’un nombre au centre, qui représente le pourcentage d’éléments recyclés utilisé dans la fabrication du produit. (Source image : www.sieed.fr)
Bonhomme à la poubelle
Dans le but de responsabiliser le consommateur, ce logo préconise de ne pas jeter le produit sur lequel il figure dans la rue ou dans la nature, mais dans une poubelle, sans préciser laquelle dans le cadre du tri sélectif. (Source image : ecologiepratique.com)
Cartons, papiers recyclés et recyclables
L’Association des Producteurs et des Utilisateurs de papiers-cartons Recyclés (APUR) a mis au point un logo garantissant l’utilisation de papier ou carton recyclé dans le processus de fabrication. Attention encore une fois, ce logo papier-carton recyclé n’indique pas que le produit est recyclable. Une mention informe parfois le pourcentage de récupération de fibres cellulosiques : 60%, 80% ou 100%. D’autres logos développés par divers industriels, indique qu’ils utilisent du papier recyclé. (Source image : www.apur-papiersrecycles.com)

Pour savoir si du papier ou carton est recyclable, ces logos ont par exemple été créés par Revipac. (Sources images : www.aceve-environnement.org et www.revipac.com)
Plastique
Les plastiques que nous utilisons plus ou moins dans la vie courante ont été répertoriés en sept catégories et sont généralement recyclables :
1 : PET (bouteilles d’eau)
2 : PEHD (bouteille de lait, de détergent ou de shampoing)
3 : PVC (tuyau gris, gaine électrique..)
4 : PELD (film d’emballage)
5 : PP : Polypropylène (bouchons de boisson gazeuses…)
6 : Polystyrène (barquette alimentaire, tableau de bord, isolation…)
7 : autres
(Source image : www.generationsfutures.com)
Comment trier les déchets puisque les logos ne sont pas toujours clairs à ce sujet ?
Tous ces logos sont apposés aux emballages à titre d’information, et ne sont pas toujours vraiment utiles au consommateur qui veut faire son tri sélectif. La meilleure façon de ne pas se tromper lorsqu’on veut être un bon éco-citoyen, c’est de se référer aux instructions données par sa propre mairie. Ainsi, on sait quoi mettre dans les poubelles spécifiques au tri et la poubelle « tout venant ». Et pour les déchets un peu spéciaux, l’ADEME explique tout ici.
Labels écologiques et biologiques : peut-on leur faire confiance ?
Agriculture biologique
Le Label français Agriculture Biologique (AB) certifie qu’un aliment, transformé ou non, est biologique à 95% au moins. Autrement dit, pour les produits transformés, on ne sait pas de quoi sont faits les 5% restants. Il est clair qu’acheter bio, c’est mieux que rien, cependant tous les produits bio ne sont pas à mettre dans le même sac de courses. Lorsqu’on achète bio, c’est qu’a priori on souhaite suivre une démarche d’alimentation saine et respectueuse de l’environnement. A ce petit jeu, la grande distribution équipe désormais ses magasins de rayons bio aux produits certifiés, certes, mais sans pour autant prendre en compte certains critères comme la consommation en énergie, le transport ou encore la condition de travail des employés dans le cas de produits importés. A ne pas confondre donc le bio « multinational » et le bio « local », qui grâce à sa proximité évite certains abus. Faisons confiance aux producteurs locaux (marchés, AMAP) et aux petits magasins bio près de chez nous qui ont l’expérience et qui nous proposent des produits sains non pas seulement parce que c’est « tendance ». (Source image : www.agencebio.org)
Max Havelaar
Tout le monde ou presque connaît maintenant le label Max Havelaar (Fairtrade dans les pays anglosaxons) qui défend un commerce plus équitable, afin d’aider les producteurs des pays « du sud » dans leur développement économique et social. Nous achetons nos produits tels que le café, le chocolat, le riz, les bananes, etc. à un prix plus élevé afin que les producteurs souvent exploités, qui se regroupent alors sous forme de coopératives, soient mieux rémunérés. Le problème c’est qu’en France cette garantie Max Havelaar n’a pas été reconnue par l’État donc il ne s’agit pas d’un label officiel. Certes, il est fiable car reconnu dans d’autres pays européens, toutefois il connaît lui aussi certains abus. La grande distribution, qui veut toujours acheter au moins cher à ses producteurs, s’est lancée dans le commerce équitable. Coup marketing ou véritable engagement ? Côté face, les grands distributeurs montrent à leurs clients qu’ils se soucient du bien-être de leurs petits fournisseurs, et côté pile, ils mettent la pression sur ces derniers afin qu’ils baissent leurs prix, sinon ils iront passer leur grosse commande ailleurs… au final on en revient toujours au même, pas d’intérêt sans bénéfices : alors ce commerce est-il vraiment si équitable ? (Source image : www.maxhavelaarfrance.org)
Eco-cosmétique
La cosmétique écologique et biologique bannit toute utilisation de produits synthétiques issus notamment de la production pétrolière. Elle prône au contraire des produits sains pour notre peau et donc pour notre corps, car tout ce qui passe par la peau est ensuite assimilé dans le corps, donc pas toujours bon pour la santé. Des labels existent, suivent un cahier des charges qui encore une fois limite les risques, sans pour autant les annuler complètement, mais inspirent davantage confiance. (Sources images : www.bioreflexe.com)

La charte COSMEBIO propose deux niveaux de certification : le label « bio » pour les cosmétiques écologiques et biologiques, et le label « éco » pour les cosmétiques écologiques. La part des ingrédients naturels ou d’origine naturelle est la même pour ces deux labels (95%). Ce qui change, c’est le pourcentage bio des ingrédients végétaux et des ingrédients du produit fini : 95% et 10% pour le label BIO et 50% et 5% pour le label ECO, respectivement.
ECOCERT est un organisme de contrôle et de certification reconnu par les Pouvoirs Publics. Il propose la certification de produits écologiques et biologiques, notamment grâce à la Charte Ecocert sur les cosmétiques, qui impose un niveau d’exigence stricte et favorise le respect de l’environnement ainsi que la santé du consommateur. En plus de la part des ingrédients bio obligatoire (95%), Ecocert exige un processus adapté à la protection de l’environnement, qui est vérifié par des audits réguliers.
Nature et Progrès est une association de producteurs, fabricants et consommateurs qui, de par sa Charte, prône le 100% bio. Grâce à une agriculture biologique et à des procédés de fabrication simples, les produits labellisés contiennent le moins d’ingrédients de synthèse possible.
Autres labels
NF Environnement est une marque de l’Association Française de Normalisation (AFNOR) qui est destinée à « certifier que les produits ou services sur lesquels elle est apposée présentent un impact négatif moindre sur l’environnement et une qualité d’usage satisfaisante par rapport à d’autres produits ou services analogues présents sur le marché » (source Règles Générales de la marque NF Environnement). Il ne s’agit pas là de pourcentage d’ingrédients écologiques ou biologiques employés au moment de la fabrication, mais d’une démarche en faveur de l’environnement, au sens large du terme. Les produits ou services de consommation labellisés sont répertoriés en diverses catégories aux caractéristiques communes. Cette marque est vraiment un minimum sur ce qui peut être labellisé écologique, elle ne fait pas mention du biologique, disons qu’elle survole les principes du développement durable.
Le label écologique européen est plus ou moins la même chose que la marque NF Environnement, en dehors des produits alimentaires et pharmaceutiques, mais au niveau européen. Il est aujourd’hui le seul logo ayant valeur dans tous les pays d’Europe, et même s’il prend en compte le cycle de vie entier du produit (des matières premières jusqu’à sa destruction), il est dommage qu’il ne soit pas plus poussé.
En bref : les logos liés à la consommation d’énergie
Energy star
Energy star est un programme lancé par la Commission Européenne sur l’efficacité énergétique des équipements de bureau. Si ce logo figure sur l’ordinateur ou l’imprimante que vous venez d’acheter, cela signifie que votre matériel a un meilleur rendement énergétique et consomme ainsi moins d’énergie. (Source image : www.eu-energystar.org)
Classe énergétique
L’étiquette énergie que tout le monde connaît désormais, a été lancée par le Ministère de l’écologie et du développement durable. Elle permet d’identifier facilement la consommation des appareils électroménagers entre autres, mais aussi les automobiles, le bâtiment, selon leur appartenance à telle ou telle classe. Les étiquettes vont de la classe A à la classe G, la classe A étant la plus efficace et la plus économe en énergie. Les produits classés A sont parfois plus chers à l’achat, mais permettent de faire des économies sur la facture énergétique par la suite. Ce système de classement existe également pour les émissions de gaz à effet de serre. (Source image : www.carte-grise.org)
Petit rappel sur les labels du bâtiment écologique et performant
HPE / THPE
HPE signifie Haute Performance Energétique, et correspond à la norme thermique en vigueur aujourd’hui, la RT2005. THPE, Très Haute Performance Energétique, correspond à un rendement énergétique 20% supérieur à la RT2005. En termes de construction, on met alors l’accent sur l’isolation des murs afin de minimiser les déperditions de chaleur en hiver et de fraîcheur en été. Les constructeurs de maisons basse consommation ou passives savent faire plus performant.
Effinergie
Il s’agit du label français correspondant à la norme BBC, Bâtiment Basse Consommation, qui sera la norme en 2012. Pour obtenir ce label (qui permet de bénéficier de crédits d’impôts et autres subventions), il faut atteindre un objectif de consommation maximale en énergie primaire pour les constructions neuves fixé à 50 kWhep/m²/an. (www.effinergie.org)
Passivhaus
Le terme maison passive vient d’Allemagne. Une maison passive, comme son nom l’indique, doit être capable d’amener un confort de vie, été comme hiver, en suivant la devise « le meilleur système de chauffage consiste à ne pas en avoir ». Le Passivhaus Insitut délivre son label lorsqu’une habitation a un besoin annuel en chauffage inférieur à 15kWh/m². (www.passiv.de)
Minergie
La Suisse elle aussi a son label de bâtiment haute performance. Une construction neuve certifiée Minergie doit répondre à une performance énergétique de 38 kWh/m².an. (www.minergie.ch)
HQE
Haute Qualité Environnementale : il s’agit là d’une démarche et non d’un label. L’association HQE a mis au point 14 cibles à suivre pour, d’un côté, maîtriser les impacts sur l’environnement extérieur, et d’un autre, créer un environnement intérieur satisfaisant. Ces 14 cibles concernant l’éco-construction, l’éco-gestion, le confort ou encore la santé, sont expliquées sur le site de l’association : www.assohqe.org.
Voilà, je viens de faire le tour des principaux locaux qui touchent à la vie quotidienne et l’écologie… Et vous, vous en connaissez-d’autres ?




L’écologie rest une priorité pour chacun d’entre nous c’est une obligation pour nos enfants et pour nous d’être eco-responsable, s’il vous plaît trier et ne gaspiller pas !
sac_poubelle > Tout à fait ! Et il a tellement de possibilités d’actions qu’il ne faut pas se priver d’agir