Aujourd’hui, mercredi 9 novembre 2011, débarque une nouvelle mention sensée offrir plus de lisibilité aux particuliers désireux de réaliser des travaux de performance énergétique, autrement dit leur faciliter le choix des entreprises.
L’annonce officielle a été faite en grande pompe au Salon Batimat par Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, en personne.
L’ADEME de son côté a d’ores et déjà commencé sa campagne :

La « mention » Reconnu Grenelle Environnement
Ne nous y méprenons pas, « Reconnu Grenelle Environnement » n’est pas un nouveau label. C’est une mention. Ainsi cinq labels et marques existants, considérés par les pouvoirs publics comme une garantie de la qualification des entreprises sont estampillés « Reconnu Grenelle Environnement » :
- Qualibat,
- Qualifélec,
- Qualit’ENR,
- Eco Artisan (Capeb),
- les Pros de la performance énergétique (FFB).
Ces organismes ont signé aujourd’hui une charte qui les engage à mettre au même niveau leurs exigences respectives.
A un moment où le Grenelle de l’Environnement se prend de belles claques (cf le plan de rigueur qui vient gentillement raboté bon nombre de coups de pouce à l’éco-bâti), l’arrivée de cette nouvelle mention sonne comme une veine tentative de promouvoir les travaux de performance énergétique. Soyons un brin optimiste malgré tout, si la communication est bien faite, les particuliers devraient progressivement s’intéresser à cette mention (en espérant que la montée en compétences liés aux 5 labels existants soit elle, effective). Cela dit, l’impact réel de ce dispositif n’est pas prêt d’être mesurable puisque l’attribution des aides de l’État à condition que des travaux soient réalisés uniquement par des entreprises qualifiées ne viendra qu’en… 2014.
C’est ce qu’on appelle l’éco-conditionnalité. Autrement dit, à partir du 1er janvier 2014, les maîtres d’ouvrage ne pourront bénéficier des aides de l’État uniquement s’ils font appel à des entreprises disposant d’un signe de qualité « Reconnu Grenelle environnement ».
La nouveauté éventuelle suggérée du bout des lèvres par Philippe Pelletier, Président du Comité stratégique du Plan Bâtiment Grenelle, serait que cette qualification pourrait éventuellement s’étendre aux « maîtres d’œuvre, architectes et ingénieristes ».
En attendant, l’arrivée de cette mention ne nous fait pas sauter de joie – puisqu’elle ne répond pas aux besoins urgents des porteurs de projet, à savoir disposer des fonds pour financer leurs travaux.
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